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Ménil sur Belvitte


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Sept nécropoles nationales Cliquez ici pour voir la photo Cliquez ici pour voir la photo Cliquez ici pour voir la photo Cliquez ici pour voir la photo Cliquez ici pour voir la photo

- En Meurthe-et-Moselle : Bayon, Gerbéviller, Rozelieures ;
- Dans les Vosges: Ménil-sur-Belvitte, Rambervillers, Saint- Benoît-la-Chipotte, Senones. 

En une superficie totale de 3,6 hectares, elles ont recueilli 8 899 corps de militaires morts durant les deux guerres mondiales, qui reposent en tombes individuelles ou en ossuaires.
  • - 1914-1918: 8 820 Français, 70 Alliés (Roumains, Russes. Polonais, Britanniques).
  • - 1939-1945 : 9 Français.

Crées ou aménagées définitivement dans les années Vingt, ces nécropoles nationales regroupent des corps provenant de dizaines de petits cimetières militaires ou de tombes isolées qui furent désaffectés. La nécropole de Bayon fut maintenue à titre définitif grâce au Conseil municipal dont le maire, M. PAPELIER, signifia par écrit cette demande au ministre des Pensions, André MAGINOT, qui procéda au maintien par décision du 9.2.1923.

Par délibération du 15 février 1922 au Conseil municipal, le maire de Ménil-sur-Belvitte, M. POIGNON, soutenu par l'abbé COLLÉ, délégué du Souvenir Français, curé de Ménil, formula aussi une demande de maintien au ministre qui accepta.

En 1935, de nouveaux corps étaient exhumés de carrés militaires communaux pour ré inhumation à Rambervillers, Saint-Benoit-la-Chipotte, Senones, provenant de Belval, Brû, Bayecourt, Deinvillers, Fauconcourt, Girecourt-sur-Durion, Grandvillers, Haillainville, Housseras,Jeanménil, La Bourgonce, La Petite Raon, Ménarmont, Moriville, Nompatelize, Nossoncourt, Ortoncourt, Romont, Roville-aux-Chênes, Saint-Benoît, Saint-Genest, Saint-Maurice-sur-Mortagne, Sainte-Barbe,Senones, Sercoeur, Thaon-les-Vosges, Vieux-Moulin, Xaffevillers.

Agrandies, embellies dans les années Trente, les nécropoles étaient dotées de portails, de murets, de fleurs et arbustes tandis que de nouveaux emblèmes de tombes en ciment remplaçaient les anciens en bois. Après la seconde guerre mondiale, elles recueillirent 9 combattants morts pour la France; 2 à Rambervillers, 3 à Gerbéviller, 4 à Bayon.

Les Russes de 14-18 qui y reposent sont des prisonniers de guerre décédés durant leur captivité à l'arrière du front allemand, comme les Roumains, de maladie ou de mauvais traitements.
Les 12 ossuaires ont recueilli 4 766 militaires français dont le plus important est celui de Gerbéviller avec ses 1439 corps.
Cette nécropole de Gerbéviller a reçu en novembre 1992 les corps exhumés du carré militaire communal de Saint-Maurice-sur-Moselle.

Ces sept nécropoles nationales sont entretenues à perpétuité par l'État qui en assure la pérennité (lois du 29.12.1915 , du 31.7.1920, décret du 25.9.1920)



LA BATAILLE DE LA MORTAGNE 1914 Cliquez ici pour voir la photo

Mise en échec à Morhange et à Sarrebourg, la 2e armée du général de CASTELNAU bat en retraite sur le Grand Couronné et la Mortagne, du 21 au 23 août, laissant Lunéville, occupée par l’ennemi le 22, protégeant la Trouée de Charmes en se liant à la 1ère armée du général DUBAIL.

Lorsque la bataille commence le 24 août, environ 225 000 Français affrontent 300 000 Allemands des Vie et VII armées impériales dont l’objectif est l’intervalle de Charmes, séparant les forts de Toul de ceux d’Epinal, afin de s’y engouffrer pour atteindre la Meuse en prenant Commercy, puis Bar-Le-Duc et Verdun à revers.
L’ordre du générallissime JOFFRE est de défendre Nancy et de tenir à outrance devant Charmes tandis que DUBAIL, sur la Mortagne et la Meurthe, pourra attaquer de flanc les corps d’armée allemands.

L’action débute le 24 quand l’ennemi avance de Mont-sur-Meurthe à Gerbéviller, passant la Mortagne. Un corps de siège attaque avec des mortiers de 420 mm le fort de Manonviller qui est pris le 27 août. L’ennemi pille, brûle Lunéville, Gerbéviller ;  Il fusille sommairement des civils, prend des otages, il pratique une cruelle invasion.

L’attaque allemande par Lamath se déroule contre Romain et Bayon. Les Français contre-attaquent de flanc à Courbesseaux, à Saint-Boingt, Essey-la-Côte, Damas-aux-Bois.

Depuis le plateau de Flainval, l’artillerie de la 2e armée tire sans cesse.

Le 25, l’ennemi prend le village de Rozelieures repris l’après-midi car, à 15h, de CASTELNAU lance sa puissante contre-attaque ; ses 15e et 16e corps d’armée avancent, reprennent Einvaux,Lamath, Blainville, atteignent la Meurthe et la Martagne. Le 8e corps de la 1ère armée conquiert Domptail,Saint-Pierremont. A Crevic, à Courbesseaux, la lutte est terrible comme à Flainval.

Du 26 au 29 août, l’offensive allemande est brisée.Le terrain s’avère repris de Champenoux à Friscati comme sur la rive gauche de la Mortagne, Xermanénil a été reconquis. A partir du 4 septembre, la 6e armée impériale livre la bataille du Grand-Couronné pour prendre Nancy. Mais, vainqueur, le 13 septembre, le général de CASTELNAU délivre Lunéville et les envahisseurs allemands battent en retraite sur la Seille où ils se retranchent pour quatre années de guerre.

Du 29 août au 7 septembre, la 1ère armée du général DUBAIL a gagné les batailles de Rambervillers et de la Haute-Meurthe dont les terribles combats du Col de la Chipotte. Battu, l’ennemi a reculé partout. Saint-Dié a été délivrée d’une dure occupation le 11 septembre par le 14e corps d’armée. L’ennemi se retranche depuis Parroy jusqu’au Col de Saales. La guerre de tranchées commence en octobre 1914.